En juillet 2018, la Commission du développement et la Sous-commission des droits de l’homme du Parlement européen ont tenu une audition commune sur le cacao et le café. Elle se sont penchées sur le rôle joué par l’Union européenne – l’un des plus grands importateurs de cacao – dans la consommation et la production de ces matières premières agricoles.

La plupart des intervenants ont demandé que des mesures plus strictes soient prises pour lutter contre le travail des enfants et la destruction des forêts dans la chaîne d’approvisionnement de l’UE, notamment par le biais d’une réglementation européenne.

Nick Weatherill, Directeur exécutif de la Fondation ICI, est intervenu lors de l’audition. Il a donné une vue d’ensemble du problème et de son évolution, présenté le caractère multipartite de la Fondation, décrit l’incidence de ses activités de prévention et de ses mesures d’intervention, exposé les systèmes de diligence raisonnable mis en place (Systèmes de Suivi et de Remédiation du Travail des Enfants, ou SSRTE) et passé en revue les défis et opportunités que présente l’élargissement de ces systèmes pour ICI et le secteur du cacao.

Plusieurs responsables politiques de l’UE et représentants d’ONG, agences des Nations Unies et entreprises ont confirmé que le secteur cacaoyer et d’autres filières agricoles se heurtaient effectivement à un problème complexe. Les participants ont convenu qu’imposer des contrôles de diligence raisonnable – à condition qu’ils soient bien conçus et adaptés – pourrait être utile dans la lutte contre le travail des enfants, en instaurant notamment des règles uniformes pour amener les entreprises à gérer leurs chaînes d’approvisionnement de façon responsable.